Le courant humaniste

La philosophie du Centre s’inscrit dans les valeurs du courant humaniste, né dans les années 60 aux États-Unis sous l’impulsion notamment de Carl Rogers, Abraham Maslow, Fritz Perls et Wilhelm Reich.

La psychologie humaniste place l’être humain au centre, avec sa vie émotionnelle et corporelle, sa spontanéité et sa créativité individuelle; ceci afin de lui conférer le statut de sujet, libre de ses choix et de sa croissance.

Ses fondements sont les suivants :

– Le respect de la personne
Il y a en toute personne quelque chose d’inaliénable, qu’aucune science du psychisme ne peut enfermer, qu’aucune autorité extérieure ne doit manipuler, contrôler, diriger, au nom de ses propres normes, buts ou vérité, qu’il s’agisse du processus thérapeutique, qui a son rythme et son tracé propre, ou de ses choix d’existence.

– La confiance dans l’être humain
Chaque individu a en lui des capacités considérables pour se comprendre, changer l’idée qu’il a de lui-même, changer ses attitudes de base et trouver un comportement responsable et autonome, pourvu que lui soit assuré un climat de bienveillance, de sécurité et de soutien.

– La positivité de la nature humaine
La base la plus profonde de la nature humaine, les couches les plus intérieures de sa personnalité, le fond de sa nature animale, tout ceci est naturellement positif, fondamentalement socialisé, dirigé vers l’avant, rationnel et réaliste. Il ne s’agit pas de nier dans l’être humain la présence de haine, de destructivité et de cruauté. Mais celles-ci ne sont présentes en lui que pour se défendre de ses peurs internes.

« A mes yeux, l’expérience est l’autorité suprême.  Ni la bible, ni les prophètes, ni Freud, ni les révélations émanant de Dieu ou des hommes ne sauraient prendre le pas sur mon expérience directe et personnelle… Ce n’est pas parce qu’elle est infaillible que mon expérience fait autorité, mais parce qu’elle peut toujours être vérifiée »
C. Rogers